
Le « marché du travail » est une vision économique ou les biens seraient comparables, les informations transparentes et les décisions guidées par des prix.
Mais le travail n’est pas un bien comme les autres.
Un candidat n’est pas un produit, un poste n’est pas une marchandise, un recrutement n’est pas un simple arbitrage économique, c’est un jugement.
On appelle marché de jugement un marché ou la qualité n’est pas évidente, ni objectivement mesurable, ou les décisions reposent sur une évaluation, des signaux, des interprétations.
En fait, candidats et recruteurs tentent d’interpréter des qualités incertaines : potentiel, motivation, compétences, comportement, contenu de poste, …
Et dans un marché de jugement la décision n’est pas fondée sur la quantité mais sur la qualité perçue.
En fait, le recruteur évalue un profil, le candidat essaye de caractériser un poste offert, tous les deux sans certitude.
Et ce que les entreprises pourraient appeler « une pénurie de talents » pourrait être une difficulté à rendre une offre crédible, désirable.
Et ce que les candidats décrivent comme « un marché bloqué » pourrait être une difficulté à identifier un engagement possible.
Les entreprises qui peinent à recruter doivent travailler l’attractivité de leurs offres.
Les candidats doivent décrypter, rationnaliser les offres pour déterminer leur engagement.
Et travailler la qualité perçue de leur profil pour être attractifs.
C’est un des éléments de la méthode FRES Emploi.

