
C’est un fait, l’absentéisme s’accroit : il a atteint 4,3% des journées de travail en 2025, en hausse de 25,5% depuis 2019 (résultats d’une étude réalisée en juin 2026 par Malakoff Humanis auprès de 3,8 millions de salariés, entre 2019 et 2025).
Première constatation, ce sont les arrêts longs (plus de soixante jours) qui portent cette dynamique, en augmentation de 4,9% sur un an, et représentant 63,8% des jours d’absence.
Les plus de 55 ans ont le taux d’absentéisme le plus élevé, avec une durée moyenne d’arrêt de quarante jours, associée souvent à des pathologies lourdes.
Les moins de 30 ans sont arrêtés plus souvent mais sur des durées courtes (12,5 jours en moyenne).
Les cadres ont vu leur taux d’absentéisme augmenter de près de 35% depuis 2019.
Un point clé est l’augmentation des arrêts liés à des troubles de la santé mentale (dépression et burn-out), qui représentent maintenant 38% des arrêts, loin devant les causes classiques (troubles musculosquelettiques, traumatologie et cancers).
On mesure clairement les conséquences de l’évolution du monde du travail : injonction paradoxale, télétravail, conditions de travail et fonctionnement des entreprises.
Nous attachons beaucoup d’importance, dans la démarche FRES Emploi, à identifier une bonne adéquation entre les capacités, les goûts, les contraintes et l’environnement des postes recherchés.
Le plaisir au travail, la capacité à tenir normalement son poste sont des points clés de la santé mentale, et cela se travaille dès la recherche d’emploi.

