Le syndrome d’imposture

Le syndrome d’imposture

Largement étudié par la psychologie, théorisé dans les années 70, ce syndrome est classique : la conviction que l’on n’est pas à sa place, pas à la hauteur, et que quelqu’un va, un jour ou l’autre, vous démasquer.
Sans être répertorié comme une maladie, il génère une détresse émotionnelle constante, mêlant l’anxiété, la honte et la culpabilité.
Les personnes concernées, de peur d’être confondues, s’isolent et plongent souvent dans le travail jusqu’à l’épuisement.
Ce syndrome n’est pas rare, des études le positionnent à 20% de la population.
Le « terreau de l’enfance » jouerait un rôle. Des enfants « qui ont été survalorisés par rapport à leurs performances réelles », ou « qui n’ont pas été assez complimentés ou encouragés ».
Ce sentiment de ne pas être à sa place prendrait également racine dans un problème plus large, en lien avec le genre.
Les femmes ne seraient pas plus touchées que les hommes mais le ressentirait plus intensément.
Deux raisons sont souvent mises en avant : la pression nourrie par un plus grand manque de confiance en soi, et la plus faible représentation des femmes aux postes de leadership pouvant donner le sentiment d’être là grâce aux quotas.
Pour y remédier la formation est évidemment une solution, souvent centrée autour du « leadership au féminin » (s’imposer en réunion, savoir dire non, gérer ses émotions au travail …).
Le mentorat se développe aussi, mais les cercles de femmes semblent très efficaces, ou échanges et discussions permettent la prise de conscience et la relativisation.
Nous rencontrons souvent cette problématique du syndrome de l’imposture parmi les accompagnés de FRES Emploi, et en effet, plus particulièrement chez les femmes.
Nous constatons que cette situation est fréquemment associée à une faible confiance en soi, élément clé sur lequel nous travaillons beaucoup.