
Compétences comportementales et biais discriminatoire
La DARES vient de publier une étude qui révèle la mécanique insidieuse par laquelle les compétences comportementales (« soft skills ») filtrent les candidats selon leur genre.
Un testing massif de 2400 offres d’emploi nationales, avec quatre candidatures renvoyées par offre.
Et le résultat est là, les mots clé employés pour décrire le candidat activent des biais discriminatoires.
Quand il est demandé un « leadership individuel », traditionnellement associé au masculin, les candidatures féminines sont significativement défavorisées par le biais de stéréotypes encore puissants.
De la même manière, la « capacité d’adaptation », et « l’engagement » entrainent un traitement préférentiel pour les candidatures masculines.
Les femmes sont privilégiées pour une forte charge de travail, quand il est demandé une « certaine disponibilité », de la « réactivité » ou une importante « capacité de travail ».
Ce résultat dessine une division sexuelle du travail comportemental : aux hommes l’autorité, aux femmes le dévouement et la charge de travail.
Gérer les discriminations à l’embauche fait partie des préparations de FRES Emploi.
La connaissance de ces réalités permet de mettre en place des argumentations qui limitent ces biais.
Connaître ces stéréotypes participe à la préparation d’un projet professionnel.
DARES, Service statistique du Ministère du Travail, « Les attentes des recruteurs en matière de soft skills ont-elles une incidence sur la discrimination à l’embauche selon le genre ? », novembre 2025.

