
Fluidifier le marché du travail et réduire les contentieux
Crée en 2008, la rupture conventionnelle facilite la séparation à l’amiable entre un salarié en CDI et son employeur, permettant de quitter l’entreprise avec une indemnité négociée et la protection de l’assurance chômage.
Elle fluidifie le marché du travail et réduit les contentieux prudhommaux.
Sujet polémique du budget 2026, elle est réputée couteuse pour les finances publiques (515 000 ruptures conventionnelles en 2024, pour un coût de 9 milliards d’euros).
Les trois quarts de ces ruptures conventionnelles seraient des alternatives à une démission (Institut des politiques publiques, novembre 2025), ce qui fait peser une charge sur l’UNEDIC.
Les effets d’aubaines existent, pour l’entreprise qui peut se séparer d’un collaborateur plus facilement, et pour les salariés qui peuvent réaliser un nouveau projet professionnel avec le soutien des indemnités de départ et l’assurance chômage.
Mais ce dispositif s’est rapidement imposé car il présente des avantages importants : moins de conflits, un coût maîtrisé pour l’entreprise, un calendrier court et des avantages matériels pour le salarié.
Et l’objectif de fluidification du marché du travail semble avoir été atteint, le taux global de rupture augmente de 20% depuis la mise en place du dispositif.
Les ruptures conventionnelles offrent aux salariés insatisfaits de leur emploi un moyen de se réorienter et de s’épanouir, en limitant les risques associés au changement.
Ce dispositif apporte une fluidité indéniable, il faut probablement en encadrer les droits pour en maîtriser le budget, mais il participe à une vie professionnelle plus dynamique.

